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SOLUTIONS GLOBALES POUR UN DESORDRE LOCAL

FILM DE COLINE SERREAU (2010)

 

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de Coline SERREAU


 

« Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. » (Coline Serreau)

Dépassant la simple dénonciation d'un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite dans « Solutions locales pour un désordre global » à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne.

Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d'hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d'une terre trop longtemps maltraitée.

Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine… tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre, dont le documentaire de Coline Serreau porte la voix.

Cette série d'entretiens d'une incroyable concordance prouve un autre possible : une réponse concrète aux défis écologiques et plus largement à la crise de civilisation que nous traversons.

Le film se veut un objet ludique et poétique qui mette les idées à l'envers, c'est-à-dire à l'endroit, dans une époque où beaucoup s'accordent à penser que "nous marchons sur la tête". Mettre la tête à "l'envers-endroit", c'est repenser le fonctionnement de nos rapports sociaux et économiques et questionner nos certitudes sur la normalité.
Les médias ont depuis longtemps renoncé à remplir ce rôle de questionneurs, ligotés qu'ils sont par les diktats des publicitaires et des politiques.
Un grand média, un homme politique, un syndicaliste ou une entreprise, ne peuvent pas dire publiquement qu'il va falloir songer à la décroissance, que parler de croissance illimitée sur une planète aux ressources limitées est une imposture intellectuelle, ils ne peuvent pas dire que la mondialisation de l'économie est un immense gâchis de ressources et un crime contre l'humanité, ils seraient immédiatement éjectés du jeu politique et du système. Et pourtant nous savons, consciemment ou inconsciemment que c'est cela la vérité.
Ce silence des médias a pour conséquence très grave que les gens, penseurs, acteurs, inventeurs de la société future sont évacués du débat, toute légitimité leur est retirée. Et pourtant ils sont des millions de par le monde qui expérimentent avec succès la vie de demain. Ce film veut rendre ces pratiques visibles, utilisables pour tous maintenant et dans le futur. La résistance à notre modèle de société est occultée, souvent réprimée, mais elle avance en silence comme un tsunami inéluctable.
J'ai voulu m'intéresser principalement à la problématique de la terre parce que c'est la base concrète sur laquelle repose toute société et que c'est par là que peut s'amorcer la révolution, la refondation de notre système.
En traitant ce thème nous avons pu aborder les problèmes sociaux (faim dans le monde, répartition des richesses, emploi, commerce local et international, souveraineté alimentaire, économie…) et les problèmes écologiques (stérilisation des terres arables, pollutions chimiques, gestion de l'eau, biodiversité, réchauffement climatique…) et surtout montrer les solutions que nous pouvons concrètement y apporter !
Avec ce film, je veux montrer aux paysans sans terre du Brésil que leurs solutions sont les mêmes que celles proposées par Pierre Rabhi, qui lutte contre la désertification des sols et des âmes en Ardèche et au Maroc, ou que celles qu'ont trouvées les petits paysans indiens en lutte contre les grands semenciers pour maintenir la biodiversité avec Kokopelli ou Vandana Shiva.
En Ukraine avec M. Antoniets, ou à la ferme de Sainte Marthe en Sologne avec Philippe Desbrosses, j'ai entendu les mêmes discours et vu des solutions identiques pour réparer les sols malades et nourrir correctement l'humanité.
On nous a fait croire que le système agricole moderne pouvait régler le problème de la faim dans le monde, c'est un mensonge éhonté, jamais il n'y a eu tant d'affamés, et leur nombre augmente chaque jour, la famine est à nos portes, mais nous ne voyons rien venir, car la vérité est mise sous le boisseau, la pensée dominante abrutit les cerveaux et a endormi notre vigilance. Il n'y a pas encore de lien ni d'information qui conforte les uns et les autres dans leurs actions et leur fasse savoir qu'ils ne sont pas seuls, mais, comme lorsqu'un jeu d'enfants devient à la mode simultanément dans toutes les cours d'école d'un pays par une mystérieuse transmission de pensée, de même les solutions à notre crise mondiale se répandent comme une traînée de poudre et se ressemblent toutes car la maladie est la même partout et l'humanité a un urgent besoin de remèdes.

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